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[Description de l’image — à compléter]

Mon Action au Palais fédéral : pour plus de souveraineté et de justice

Le 1er décembre 2025, j’ai prêté serment au Conseil national, succédant à Nicolas Walder, élu au Conseil d’État du Canton de Genève. Ce passage des Jardins Cocagne aux bancs du Parlement est une opportunité pour agir pour une Suisse qui défend les intérêts d’un peuple dont les aspirations sont sacrifiées sur l’autel d’un libre-échange débridé. Avec moins de deux ans de mandat devant moi, je n’ai qu’une obsession : « Au travail ! »

Il est temps de réguler ce qui ne l’est plus, de protéger ce qui est fragile et de redonner du pouvoir aux citoyennes et citoyens face à une finance et des marchés dérégulés.

Je crois que nous devons collectivement reconstruire notre souveraineté par la coopération. Loin de l’isolement, je défends une Suisse capable de décider de son avenir face aux marchés mondiaux, à travers :

La souveraineté alimentaire :

Pour que manger local à un coût abordable devienne la norme. Il faut que nos paysans puissent vivre dignement tout en protégeant les consommateurs.

La souveraineté financière :

Notre argent ne doit plus financer les attaques contre les droits humains. Je lutte contre les investissements suisses dans des entreprises prédatrices, sans conscience environnementale et sociale. Le crédit nous appartient, car il est un outil collectif pour investir dans notre futur. Nous devons récupérer le contrôle démocratique de cet outil essentiel pour construire une société plus durable et plus juste.

La souveraineté énergétique :

Reprendre en main nos ressources et la production d’énergie verte sur notre territoire pour ne plus dépendre des fluctuations des cours mondiaux des énergies fossiles.

La justice sociale :

Le logement, santé et la formation sont des droits. Je travaille à rendre ces besoins essentiels abordables pour toutes et tous.

Jardin de Cocagne, 1:38

Jardin de Cocagne, 1:38

L’école de la terre et de l’autogestion

Mon parcours est celui d’un homme qui a appris par la pratique. Né en 1963 et originaire de Suisse alémanique, je me suis installé il y a plus de 40 ans à Genève pour suivre ma vocation à l’école d’horticulture de Lullier.

Dans mon parcours paysan, j’ai passé cinq ans en Italie au sein d’une ferme collective axée sur la polyculture et l’élevage. Cette expérience a forgé une des convictions premières : l’agriculture est un acte politique et social. De retour à Genève, j’ai retrouvé les Jardins de Cocagne, l’un des premiers modèles d’agriculture contractuelle en Europe. En 2028, nous fêterons les 50 ans de cette coopérative où j’ai exercé mon métier de maraîcher pendant quatre décennies, dans un esprit d’autogestion et de respect du vivant.

Le syndicalisme paysan avec UNITERRE

Dès les années 2000, j’ai compris que les paysans devaient reprendre le contrôle sur leurs productions à travers l’organisation syndicale, car elle permet à la fois de fédérer le mouvement social, tout en agissant au sein des institutions. J’ai exercé les fonctions de Secrétaire syndical national et de président de la section genevoise d’Uniterre, j’ai été au front de toutes les luttes pour la souveraineté alimentaire, la rémunération des paysannes et paysans et une agriculture durable.

L’expérience du compromis

On me demande souvent comment un profil comme le mien peut faire bouger les lignes dans une majorité parlementaire souvent rigide. Ma réponse réside dans mon parcours :

Le sens du concret : 40 ans de maraîchage m’ont appris la patience et le réalisme. On ne triche pas avec la terre, on construit avec elle.

Ma double culture : Suisse-alémanique d’origine et Genevois d’adoption, je parle la langue de mes collègues d’outre-Sarine. Cette capacité à bâtir des ponts est essentielle pour créer des alliances sans jamais renier mes valeurs.

Bâtir une société résiliente qui respecte les limites planétaires est un chantier immense. Je suis prêt. Je suis déjà Au travail !